Un point de départ. Une poésie, L’Humanité de August Stramm.

Un espace bi frontal; une comédienne, un comédien : les voix de cette humanité; une danseuse, un danseur : les corps de cette humanité.

Le corps des danseurs serait-il mené par la voix des comédiens ? Ou inversement ? Perdre connaissance dans la poétique de la langue, se laisser dépasser par la sensualité du son dans le creux de l’oreille.

Un tableau central : travailler sur une avancée lente, continue, inévitable de ces deux corps se mêlant, se confrontant, se découvrant, qui trace son chemin accompagnée de ses voix.

Explorer le sentiment amoureux dans sa violence, sa crudité, sa brutalité, sa douceur ou sa volupté. La langue d’August Stramm est basée sur une rigueur des sonorités, du rythme amenant l’auditeur à une expérience sensorielle et charnelle du poème.

C’est un dialogue que nous chercherons à produire entre les comédiens et les danseurs, un dialogue où chacun répond par son langage propre.

Des âmes prendront la parole et danseront. Le mot sera le support du sentiment et de l’émotion, le corps et la bouche en seront les résonateurs.

Avec Laurent Cazanave, Pauline Cheviller, Capucine Goust, Denis Terrasse

Conception, mise en scène, chorégraphie, lumière Thomas Bouvet

Création sonore et musique live JonCha
Costume Aude Desigaux
Régie Guillaume Rollinde
Traduction Huguette et René Radrizzani
Production / Diffusion Noura Sairour